Urgence Ralentir – une journée de mobilisation au Pré-Saint-Gervais

Written by on 30 septembre 2019

Pour son 5e anniversaire, le collectif du Pré en Transition a organisé une nouvelle journée de mobilisation le 21 septembre 2019 au Pré Saint-Gervais. Une occasion d’échanger dans la convivialité autour de stands, d’ateliers, de spectacles, etc pour lutter contre les changements climatiques et valoriser les actions des villes en transition.

Pour cette occasion, le plateau mobile de Radio RapTz s’est installé au coeur de le fête, dans la cour de récréation de l’école Pierre Brosselette. Les différentes générations présentes à la fête ont pu partager les micros et nous donner leurs visions de la transition écologique.

De nombreux-seuses acteurs-trices été présent-es pour la fête. Sur les plateaux, nous avons pu découvrir Extinction Rebellion, Horizon Permaculture et Résistance Climatique (plateau 1), Marches du climatRepair Café (plateau 2),

On s’est interrogé sur les urgences de ralentir (plateau 3), les actions de transition (plateau 3), toutes les actions bonnes pour la planète vues par les jeunes générations (plateau 4 et 5), ce qui a permis d’aborder rapidement la projet d’une forêt urbaine au Pré-Saint-Gervais.

Pour aller plus loin, voici les présentations des 5 ateliers qui se sont déroulés dans l’après-midi :

Atelier 1 – “Eco-lieux, pourquoi ? Comment ? retour d’expérience” par Magali de l’association Le Point de Bascule
Dans une démarche interactive, après avoir donné des éléments clés qui définissent la notion de Point de Bascule l’atelier nous permettra de partager un retour d’expérience sur la création d’un Eco-lieu
«  Le collectif Point de Bascule a pour objectif d’anticiper les changement de notre civilisation et propose réflexion et action autour de l’autonomie énergétique et alimentaire, l’expérimentation de modes de vie alternatifs s’inscrivant dans la reconnexion du vivant »
Le Point de Bascule ? Face au dérèglement climatique les changements d’attitude tardent à venir car certains seuils critiques globaux ne sont pas encore atteints. Cette impasse semble insurmontable, mais la notion de Point de bascule développé par Malcolm Gladwell recèle des implications très enthousiasmantes.

Atelier 2 –  Pourquoi et comment la forêt Urbaine peut nous réparer et réconcilier l’homme et la nature en ville ? Animé par l’association Vergers Urbains (Sébastien) et Mélanie Drevet (architecte paysagiste co-réalisatrice de la Ferme du Rail à Paris 19)

Les animateurs sont des professionnels engagés dans la réhabilitation citoyenne de la nature en ville. Dans une démarche proactive ils nous conduiront dans cet atelier à réfléchir, imaginer, agir pour que nous réalisions, là où l’on est, nos projets de forêts urbaines , de corridors brun, de rues végétalisées.., en nous donnant des bases pratiques, pour les réaliser.

Vergers Urbains La « ville comestible » est un concept développé par l’association Vergers Urbains depuis plus de cinq ans, à travers diverses interventions dans les espaces communs de la ville, sur l’espace public ou les espaces collectifs. L’activité de l’association a débuté au sein du quartier de la Chapelle à Paris, pour s’étende au-delà du 18ème arrondissement. Vergers Urbains compte aujourd’hui plus de soixante-dix projets à son actif : chacun questionne la place de l’agriculture et de la nature dans ces espaces communs urbains, ainsi que la place des citoyens dans la mise en valeur de leur quartier, à travers des actions participatives relevant d’un fort enjeu social.

La Ferme du Rail est lauréate de l’Appel à Projets Urbains Innovants « Réinventer Paris », par la Mairie de Paris, sur la parcelle située au 2 bis rue de l’Ourcq, dans le 19ème  arrondissement. Née du désir d’habitants et d’associations du quartier de voir grandir un lieu qui allie agriculture urbaine et solidarité, La Ferme du Rail vise l’insertion de personnes précarisées à qui elle fournit, une formation à des emplois adaptés, répondant aux besoins de la ville. La Ferme du rail c’est la construction d’un espace agri-urbain intégré, comprenant :
des logements : un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale de 15 logements et une résidence sociale étudiants de 5 logements
une exploitation agricole : des ateliers et une serre de production, une champignonnière  et des espaces extérieurs cultivés, en permaculture, en aquaponie, en sac de culture et en agroforesterie
un restaurant : ouvert au quartier, une cuisine abordable qui s’exprime en quelques mots : « Bien manger, mieux vivre. De bons produits, des fournisseurs locaux et de l’amour ».

Atelier 3 – C.A.R.M.A où comment s’opposer de façon utile à un grand projet inutile et dévastateur : Europacity ?

L’atelier sera animé par Cyril de Konig Sylvie, Alice, Clara

Le groupement de Coopération pour une Ambition Rurale et Métropolitaine Agricole (C.A.R.M.A) se réclamant de l’Économie Sociale et Solidaire. Les membres du Groupement CARMA ont déposé au mois de février leur projet phare pour le Triangle de Gonesse en cohérence avec la charte agricole de la Plaine de Frances dans le but de promouvoir une agriculture biologique de proximité au service de la population, ouvrant des possibilités locales d’emplois et débouchant sur des modes innovants et sobres de production et d’échange. Le projet CARMA est né sur le Triangle de Gonesse pour défendre ces terres agricoles et y déployer un projet de transition écologique répondant aux véritables enjeux actuels. Sur ce territoire fragile au potentiel agronomique et écologique exceptionnel, c’est le seul projet d’intérêt collectif pour la population francilienne et surtout pour les populations locales qui voient leur environnement anéanti peu à peu…

Contenu de l’atelier
Mini débat : Présentation de Carto’Carottes, la carte des projets nourriciers en Ile-de-France : jardins partagés, AMAPs, maraîchage, apiculture et élevage. La carte met aussi en avant les terres agricoles menacées (60 000 hectares disparaissent en France chaque année). En lien avec CARMA, groupement de Coopération pour une Ambition Rurale et Métropolitaine Agricole se réclamant de l’Économie Sociale et Solidaire, qui propose un projet d’avenir pour les terres fertiles du Triangle de Gonesse et de la Plaine de France. 
Les questions de l’autonomie alimentaire, de l’avenir des terres agricoles en Ile de France, d’un modèle reposant sur une agriculture biologique de proximité au service de la population, ouvrant des possibilités locales d’emplois et débouchant sur des modes innovants et sobres de production et d’échange, seront débattues.

Atelier 4  – Qu’est-ce-que le mouvement des Villes et Territoires en Transition ? Comment démarrer une initiative dans sa ville, sa rue, son quartier? Comment lancer de nouvelles activités ? ( David, Mikhal, Annelyse, Jean-Paul)

Annelyse, David, Jean-Paul , David membres actifs dans le réseau des Villes et Territoires en Transition.
Ils ont dans leur ville , leur quartier crée des initiatives ( café coopérative alimentaire, vélo-ciné, ReparCafé, jardins partagés, échanges de pratiques, R’Economie ….

Ils vous donneront les ressources pour découvrir faire découvrir, connaitre, impulser , une rue, un quartier, une ville un territoire pour une transition vers un plan de résilience locale
Et vous feront part de leurs expériences locales pour lancer de nouvelles activités : RepairCafé, un atelier vélo, une AMAP, un atelier Cosmétiques naturels, un atelier méditation, un Café de la Transition, …
Pour le mouvement des villes en Transition initié par Rob Hopkins voir le film sur youtube transition : https://youtu.be/FFQFBmq7X84 et le site http://www.entransition.fr

Atelier 5 – A quoi sert une monnaie locale , comment la mettre en œuvre et la faire circuler ? (Marc Abel, Montreuil )

Marc Abel présentera la monnaie crée à Montreuil la Pêche, qui s’échange dans de nombreuses villes de l’est parisiens (au Pré St Gervais aussi !) et depuis l’an passé à Paris. il nous expliquera les enjeux écologiques, sociaux et de citoyenneté des monnaies complémentaires. Avec des documents à l’appui les échanges lors de l’atelier nous amèneront à construire une réflexion collective sur notre capacité à produire et diffuser ces monnaies pour atteindre… le Point de Bascule !

La monnaie locale est une solution locale pour répondre au désordre global : crise économique, crise écologique, crise politique. Elle est un outil de transformation sociétale, qui permet :d’encourager l’économie réelle et locale, de réduire notre empreinte écologique, de combattre la spéculation et les paradis fiscaux.

Retrouvez toute l’actualité du collectif du Pré en Transition : https://lepreentransition.fr/

Retrouvez les podcasts de la deuxième édition du Pré en Transition : http://www.raptz.com/la-fete-pre-transition/


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