Lecture confinée d’extraits de la pièce de théâtre « Incendies » de Wajdi Mouawad

Written by on 7 mai 2020

En ces temps confinés, propices à la rêverie et à la lecture, j’ai choisi de vous présenter la pièce de théâtre « Incendies » de Wajdi Mouawad.

J’ai choisi de vous présenter cette œuvre parce que c’est une pièce dont j’ai beaucoup aimé l’intrigue. Elle aborde plusieurs thématiques qui m’ont séduit.
Tout d’abord, la pièce se déroule pendant la guerre du Liban. La pièce prend alors une dimension historique. Le doute et l’incertitude dans lesquelles se trouvent les personnages ont attiré mon attention.
Enfin, l’intrigue familiale est complexe, car dans cette œuvre, on nous révèle que les deux enfants (Jeanne et Simon) de Nawal (la mère) sont nés d’une relation incestueuse entre leur mère et leur frère Nihad.

On prend ainsi conscience de la gravité des actes qui résonnent comme un témoignage des différents personnages de la pièce. Selon l’auteur Wajdi Mouawad, la pièce aborde la question de l’origine.

Voici maintenant trois extraits tirés de la pièce que j’ai plaisir à vous lire, mis en sons par Dorothée Helbert.

Présentation des extraits :

Nawal, la mère, se met à perdre subitement la parole sans que sa fille Jeanne ne sache pourquoi. Faute de pouvoir lui parler, Nawal remet à Jeanne une enveloppe contenant une lettre destinée à un de ces fils cachés, que Jeanne doit retrouver.

Dans ce passage, Jeanne cherche de l’aide auprès d’Antoine et lui tend une photo de Nawal et de son amie Sawda lorsqu’elles étaient adolescentes dans leur village natal.

Il montre l’horreur que peuvent vivre les gens dans les pays en guerre.
Dans cet extrait, Nawal apprend ce qu’a vécu Sawda. Elle raconte à Nawal la barbarie des miliciens dans les camps de réfugiés. Sawda veut se venger des crimes atroces commis par les miliciens dans leur pays natal.

Cette lettre est le témoignage de l’amour que Nawal porte à son fils Nihad. Elle l’a cherché sans jamais pouvoir le retrouver. En effet, Jeanne le retrouve et lui remet l’enveloppe.
Le père de Jeanne et de son frère Simon, présent dans cet extrait, n’est autre que son frère Nihad, sans que ce dernier le sache.

Qui est Wajdi Mouawad ?

Wajdi Mouawad, né le 16 octobre 1968 à Deir-el-Qamar au Liban, est un homme de théâtre, metteur en scène, dramaturge, comédien, directeur artistique, plasticien et cinéaste libano-québécois.
Wajdi Mouawad quitte son pays natal en 1978 à l’âge de dix ans à cause de la guerre civile au Liban. Sa famille immigre en France à Paris, puis au Québec dans la ville de Montréal en 1983. Il entreprend ses études collégiales au collège André-Grasset. Durant sa scolarité, il rejoint la troupe de théâtre de son cégep puis, encouragé par son professeur de français, il entre à l’École nationale du théâtre du Canada dont il sortira diplômé en 1991.
De 1990 à 1999, il codirige la compagnie Théâtre Ô Parleur avec Isabelle Leblanc, comédienne dans une des pièces de son frère, Najdi Mouawad. Il crée à Montréal de nombreuses mises en scènes et adaptations dont Macbeth ou encore L’Exil de son frère. En parallèle il écrit ses premières pièces Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, Journée de Noces chez les Cromagnons, Alphonse et Les Mains d’Edwige au moment de la naissance. Littoral et Incendies, les deux premiers volets de ce qui deviendra avec le temps une tétralogie intitulée Le Sang des promesses, sont respectivement écrites en 1997 et 2003.
En 1998, sa création Willy Protagoras enfermé dans les toilettes est élue meilleure production montréalaise par l’Association québécoise des critiques de théâtre.
De 2000 à 2004, il dirige le Théâtre de Quat’Sous à Montréal. En 2005 il fonde les compagnies de création Au carré de l’hypoténuse en France et Abé carré cé carré à Montréal avec Emmanuel Schwartz.


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