État des Lieux : Aulnay-sous-Rap

Written by on 20 mai 2014

Au moment où tous remettent en question l’état du rap français, Shirdé, rappeur d’Aulnay-sous-Bois, décide d’en avoir le cœur net et prend l’État des Lieux. Caméra en main, d’artistes en artistes à Aulnay, cet arpenteur du hip hop prend le pouls, recueille les opinions et nous fait part de ses entrevues à travers la série web-documentaire : État des lieux. RapTz a échangé avec Shirdé afin de faire état des dessous de ce projet.

Comment t’es venue l’idée de réaliser cette série docu ? Quel était ton objectif ?
L’idée m’est venue au feeling tout d’un coup, comme la plupart des choses que je réalise. Je ne m’y suis pas pris à l’avance. J’avais une caméra entre les mains et les logiciels de montages. En autodidacte que je suis, je me suis mis à filmer les différents artistes et travailler sur le montage jusqu’à en venir a l’idée de créer une websérie.

Tu fais également du rap. Parles-nous de toi.
Yes ! Je suis dans le rap depuis plus de dix ans. J’ai commencé comme tout l’monde à faire les fêtes de quartiers et les petits studios. Au fil des années, j’ai sorti 3 projets dont 2 dans les bacs, avec comme invités plusieurs pointures du rap. Le premier est sorti lorsque je n’avais que 18 ans, ce qui m’a permis de savoir assez tôt ce qu’est l’univers du rap, l’extérieur comme les coulisses. Et nous voila en 2014 j’ai sorti mon projet « 24/7 » en téléchargement légal et dans la street, qui est pour moi, musicalement, mon meilleur projet. On sent la maturité dans les textes, dans le choix des thèmes, des sons etc…

En réalisant État des Lieux, j’ai appris à mener un projet vidéo…

Es-tu d’accord avec ceux qui prétendent que le rap était mieux avant ?
Pour moi, tout dépend de la génération de laquelle tu viens, moi perso j’ai grandi en écoutant la Fonky Family, Rohff à l’époque de “Code de l’honneur”, “une vie avant la mort”, Lunatic, LIM, etc… Donc forcément, quand j’écoute ce qui marche aujourd’hui, dans le fond et la forme ça n’a rien à voir avec le rap que j’ai connu. Disons qu’il y a plusieurs formes de rap aujourd’hui alors qu’avant il y en avait qu’une commune pour tout l’monde.

Qu’est-ce qui t’as le plus marqué durant le tournage de cette série docu ?
Ce qui m’a le plus marqué, c’est de voir que le discours des rappeurs indépendants était à peu prés le même pour tout l’monde.

Après, certes t’a ceux qui disent « ouais mais faut évoluer, suivre les kainry etc… ». A ça, j’ai envie de te dire tout simplement que les goûts et les couleurs ça ne se discutent pas. Et chacun fait ce qu’il veut, chacun à ses valeurs musicales, comme ses valeurs humaines.

En gros, oui le rap c’était mieux avant pour ma part !

As-tu appris quelque chose de nouveau en réalisant ce projet ?
En réalisant ce projet, bien sûr, j’ai appris à mener un projet vidéo et j’y ai pris goût. Ce qui m’a mené a créer mon label d’audiovisuel EDL PROD. Désormais, je réalise avec mon équipe, des clips, vidéos d’événements freestyles, interviews, photos shootings, etc… J’invite tout le monde à faire un tour sur la page facebook EDL PROD.

Mot de la fin !
Shirdé - rapporteuz.frLe mot de la fin c’est merci à toi pour ton interview, force à ton site. Et RDV sur ma page SHIRDE OFFICIEL pour toute l’actu ou pour bosser des projets. Dédicace à tous ceux qui soutiennent. A mon 93. 24/7 sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Déshir au mic #YES!

https://www.youtube.com/channel/UCn41yl4K4zAcvPD1kE9SgPA


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