Culte : Opus Expaventis Octo

Written by on 28 mai 2014

Après avoir achevé sa trilogie “Inferno” en 2013, VII (Sept) nous propose un 8e opus à travers son univers à l’emprunte des films d’horreur : Culte. Unique en son genre et fidèle à lui-même, les thématiques abordées restent sombres, violentes et poétiquement dérangeantes.  Amateurs de rap morbide, vous êtes servis !

culte - rapporteuz.frParle-nous de ton nouvel album appelé « Culte ».
C’est un album très sombre et violent dans la lignée de ce que j’avais pu faire sur “Jardins Macabres” mais avec quelques années d’expérience en plus. C’est un album où j’ai suivi une seule logique : prendre du plaisir. Même si je ne souhaite pas faire que des projets de ce genre, j’ai pris mon pied à bosser dessus.

En quoi est-il différent de la trilogie « Inferno » ?
S’il devait ressembler à l’un des “Inferno”, ce serait “La jeune fille et la mort” pour son aspect violent et dérangeant. Mais ce nouvel album a aussi une dimension ésotérique avec des titres comme “Soleil noir” qui aurait pu figurer sur “La couleur du deuil” et des titres plus classiques qui auraient tout à fait eu leur place dans “Mémoires d’outre-tombe”. En fait, on peut considérer “Culte” comme un mix de mes trois précédents albums.

C’est l’aspect mystique qui m’a d’abord intéressé. Le culte à une divinité, à un mythe ou à une personne.

D’où te vient ce concept de « rap film d’horreur » ?
Tout simplement du fait que le cinéma gore me suit à travers les années et comme toutes les choses qui font partie de ma vie quotidienne, il m’influence et m’inspire. Tout ceci se fait assez naturellement au final, sans aucune prise de tête.

Tu sembles peu adepte de featurings, pourquoi ?
Je ne sais pas trop, peut être que je considère mon univers comme tellement particulier que je trouve peu de gens capable d’y entrer. Et je n’aime pas l’idée de faire de la musique avec quelqu’un que je ne connais pas, je trouve que les featurings ont trop souvent un aspect « racoleur » et si y’a bien une chose que je n’aime pas dans la musique c’est bien cet aspect là. Je crois qu’inconsciemment, j’ai envie de ne pas partager ma musique. J’aime les projets compliqués à vendre, sans feat, sans interlude, avec des thèmes à dormir debout… c’est commercialement suicidaire !

Es-tu un fan de film d’horreur ? À part l’esthétique de l’image, en quoi influence-t-il ton rap ?
Ouais, je collectionne ce genre de films. J’ai presque quasiment tout vu en la matière, en tous cas en ce qui concerne ceux des années 70, ce sont les meilleures pour moi. J’aime leur côté décalé, sans limite et sans concession. C’est un art underground respectable et passionnant. J’adore ça !

Tu as un style morbide et sombre, c’est comme ça que tu veux être perçu ?
Non, ça se limite à l’aspect musical de ma vie. Dans mon quotidien, je suis quelqu’un de positif. J’ai rarement connu la déprime en fin de compte. Ceux qui pensent que je suis un espèce de type instable se trompent. J’ai les deux pieds sur terre et je bosse dur sans jamais baisser les bras.

Je fais surtout de la musique parce que j’aime ça, mais je veux aussi faire partager ma vision des choses le plus adroitement possible et aborder des sujets qui me tiennent à cœur.

« Rien ne blanchi les faibles, ils crèvent sans louanges, de même que la neige ne prend pas sur la fange »

Culte

www.rapandrevenge.com


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